J’ai personnellement toujours été une grande fan de Zelda. Parmi tous les jeux vidéos auxquels j’ai pu jouer, Zelda reste ma saga préférée. Aussi, je me suis précipitée pour acheter ce nouvel opus et aujourd’hui, je viens vous parler de ce jeu et vous donner mon humble avis.

Un prélude à la hauteur !

On commence le jeu dans une grotte. Link s’éveille après avoir entendu une voix féminine et récupère l’objet qui vous suivra tout au long du jeu, vous apportant même de nombreuses facultés pour avancer votre aventure. On sort de cette grotte et là, première claque : un panorama d’Hyrule. Pour être tout à fait sincère, j’ai cru que j’allais sauter de joie devant ma télévision rien qu’à voir ce petit aperçu de la gigantesque carte de ce jeu. Les graphismes restent dans la lignée des précédents Zelda sur console de salon, à savoir Twilight Princess et Skyward Sword. Pourtant, ça ne ressemble pas non plus à ces deux titres mais plutôt à un mélange des deux.


Un paysage qui annonce la grandeur de la carte

Vos premiers pas vous font descendre de votre colline pour rencontrer un vieil homme qui vous donnera vos missions sur le plateau du Prélude. Comme Link, vous ne savez pas ce que vous faites là, pourquoi vous vous êtes éveillés dans cette grotte, ni ce qu’il s’est passé en Hyrule. Parce que si vous observez un peu autour de vous, vous ne voyez rien de bien beau : au loin, le château est entouré d’une aura sombre, des ruines sont proches de vous et il ne semble pas y avoir trace de vie humaine ici. C’est seulement lorsque vous terminez toutes les missions du plateau que le vieil homme révèle sa véritable identité, ainsi que ce qui s’est passé cent ans auparavant.

Le vieil homme est donc le roi d’Hyrule, le père de notre chère princesse adorée. Vous êtes un des cinq Prodiges, personnes devant aider Zelda à détruire Ganon. En tant que Prodige Hylien, vous étiez le porteur de la lame purificatrice (je vous laisse deviner de quelle épée on parle ici), le Héros se battant aux côtés de Zelda. Mais cette fois, vous n’êtes pas seuls. Il existe quatre créatures divines, une par peuple et dirigée par un prodige à chaque fois. Il y a également les gardiens, des robots tirant des lasers et agressant eux aussi notre vilain préféré. Cependant, lorsque Ganon s’est éveillé il y a cent ans, il a retourné les gardiens et les créatures contre le peuple d’Hyrule, leur infligeant une raclée inoubliable. Zelda se sacrifie pour contenir le pouvoir de Ganon à l’intérieur du château alors que Link est endormi dans la fameuse grotte. Le roi vous confie donc la mission de détruire Ganon et de sauver Hyrule. Sauve le monde Link, tu es habitué depuis le temps !


Il y a du monde pour se battre contre Ganon quand même…

D’un point de vue scénaristique, on retrouve nos ingrédients habituels: le Héros, la princesse en détresse et un royaume sur le point d’être complètement détruit. C’est une recette qui a toujours fonctionné et il n’y a donc aucune raison que ça ne soit pas le cas aujourd’hui. Vous apprenez plus de détails sur l’histoire au fur et à mesure du jeu, au fil de vos missions et discussions et je la trouve très travaillée jusque là. La mémoire de Link est un véritable défaut mais il existe une quête (principale d’ailleurs) qui vous permet de retrouver des bribes du passé.

Un petit côté Skyrim… Et même Assassin’s Creed.

Je pense que tout le monde connait Skyrim à présent et je n’ai plus à présenter le jeu. Lorsque j’ai enfin eu la liberté de mouvement sur le jeu, j’ai un peu suivi la quête principale tout en me baladant. J’ai profité du voyage et des paysages. Il faut marcher beaucoup avant d’arriver au premier relais et d’avoir donc les explications sur l’obtention d’un cheval. Croyez-moi quand je vous dis qu’il faut absolument choper un cheval à ce moment-là parce que vous parcourrez la carte toujours plus rapidement sur leur dos qu’à pied. Pour vous donner une idée de la taille, sachez qu’Hyrule se découpe en quinze régions dans ce Zelda. Il y a donc de quoi devenir de grands explorateurs ! Les régions ont des météos et climats différents : par exemple, il fera plus chaud du coté du désert et les hautes montagnes sont trop froides pour notre petit Link. Il y a même des orages, et croyez-moi, vous n’avez pas envie d’être dehors lorsqu’ils éclatent !


Je vous avais dit que les orages étaient violents !

Les journées laissent place à la nuit, comme toujours dans un bon Zelda, et nous retrouvons avec plaisir nos bons vieux monstres squelettes la nuit. Mais attention tout de même ! Il existe des lunes de sang et ces nuits, les monstres pullulent dans tout Hyrule. Se promener reste toutefois un agréable plaisir et pour les plus fainéants d’entre vous, je vous rassure, il existe des lieux de téléportation.

Vous me demandez pourquoi Assassin’s Creed ? J’allais y venir. Pour obtenir la carte de la région que vous visitez, il faut grimper… Au sommet d’une très haute tour ! Là où se trouve l’amusement, c’est que pour certaines tours, vous n’aurez aucune difficulté… Et pour d’autres, il faudra jouer un peu plus la carte de la prudence parce que vous pouvez croiser des monstres au bas, ne pas avoir assez d’endurance pour atteindre les paliers ou encore plus simplement, il vous faudra trouver le chemin pour rejoindre la tour. Il est presque dommage de ne pas pouvoir descendre de la tour d’un saut de l’ange mais on a toujours la paravoile…


Alors, on veut jouer les assassins ?

Les objets pour contrer les monstres…

Un petit conseil toutefois ! Ne vous attaquez pas aux monstres dès le début du jeu… Ou du moins, pas aux groupes de monstres. Il faut savoir plusieurs choses : la première, c’est que vos armes ont une durée de vie et toutes des dégâts différents. Prévoyez donc de garder les plus puissantes pour les monstres les plus forts afin de mettre toutes vos chances de vos côtés. La seconde, votre tenue est votre armure. Chaque tenue vous octroie une résistance différente mais aussi des bonus (la tenue Zora, sans surprise, vous fait nager plus vite). À vous donc de choisir ce qui vous convient selon votre façon de jouer et vos ennemis. La troisième et non la moindre : les monstres ne lâchent plus de cœurs mais des morceaux de monstres.


Et ce n’est qu’une page d’inventaire…

Votre inventaire est beaucoup plus évolué qu’auparavant : la nourriture vous rend des cœurs, vous pouvez les cuisiner pour qu’ils vous régénèrent plus. De même, les morceaux de monstres, associés à des insectes ou animaux en cuisine, vous permettront de créer des remèdes vous octroyant des bonus (résistance à la chaleur, au froid, etc…). L’inventaire est une part entière du jeu en lui-même et pour évoluer dans le jeu, il faut donc prévoir de voyager ou d’acheter ce dont vous avez besoin. Il faut savoir que tout ce que vous pouvez acheter peut être trouvé quelque part sur la carte, donc si vous êtes plutôt radins ou courts en rubis, promenez-vous. Ma seule déception, c’est l’absence de canne à pêche. Je ne vous dévoilerai pas les techniques de pêches mais personnellement, je préfère pêcher à la canne, comme dans Ocarina of Time par exemple.

En quête des sanctuaires !

La quête principale, souvenez-vous, c’est de détruire Ganon. Sachez que ce démon est accessible dès le début du jeu. Cependant, la difficulté de Ganon est au maximum si vous ne suivez pas les autres quêtes principales, à savoir reprendre le contrôle des créatures divines. Celles-ci sont donc vos donjons et ont chacune un boss. Sans le vouloir, j’ai commencé par la quête Zora et sur le coup, je me suis dit « pourquoi tu te fais du mal comme ça ? » parce qu’on connait tous la difficulté des temples de l’eau dans un Zelda. C’est le cauchemar de tout bon joueur de la saga. Et puis, j’ai appris que la difficulté du jeu augmentait lorsqu’on avançait les créatures et j’ai donc été ravie de commencer par là.

Je vous avoue, les énigmes du donjon n’ont pas été très compliquées pour moi. J’ai toujours été très bonne en énigmes (d’où mon amour pour ce jeu) et j’ai donc fait le donjon en une petite soirée. Seulement, lorsque je suis arrivée face au boss avec mes cinq petits cœurs, j’ai presque eu envie de pleurer. Vous vous souvenez, je vous disais de ne pas aller trop voir les monstres au début du jeu. C’est pareil pour les boss. Autant le dire, il m’a tué en deux coups et j’ai rien compris. Une certaine difficulté réside là et je suis donc partie à la recherche de cœurs et de meilleures armes et tenues pour mieux résister.

Le meilleur moyen d’obtenir donc de nouveaux cœurs était de parcourir la carte à la recherche des lieux appelés Sanctuaires. Je m’adresse à vous, les amoureux des énigmes : ces lieux ne se résolvent qu’avec un minimum de logique et dextérité. Votre tablette sheikah regorge de pouvoirs qui vous aideront d’ailleurs beaucoup dans ces lieux. Il m’aura fallu du temps pour obtenir le nombre de cœurs que je souhaitais mais lorsque je suis retournée me battre contre mon boss, j’ai mieux géré.


Il n’y a plus qu’à résoudre l’énigme de ce sanctuaire !

Il existe d’ailleurs des quêtes secondaires concernant les sanctuaires. Vous croiserez des personnages qui vous offriront des énigmes à résoudre pour découvrir l’emplacement d’un sanctuaire. De même, d’autres personnages vous demanderont simplement de les aider en cherchant des objets ou en combattant des monstres par exemple. Pour ceux d’entre vous qui n’ont pas envie de suivre la quête principale tout de suite, ça vous laisse l’embarras du choix !

De manière générale, la difficulté du jeu est bien différente des précédents opus. Jusque là, il suffisait de suivre notre route et lorsque nous rencontrions un boss, le nombre de cœurs que nous avions là était suffisant. Dans Breath of the Wild, ce n’est juste pas possible. Les monstres et boss sont bien plus puissants et si vous ne faites pas attention à vos cœurs et à votre équipement, vous n’irez pas bien loin. Il y a cependant cet avantage d’être totalement libre de ses mouvements et de pouvoir choisir la route que l’on veut emprunter.

En vrai, je voudrais être Link…

Je vous avoue que lorsque j’ai vu toutes les notes ultras positives sortir concernant ce Zelda, j’étais un peu sceptique. Je l’étais encore plus lorsque j’ai commencé à jouer. Je pense que c’est par simple habitude. En plus de découvrir un nouveau jeu, on changeait toutes mes habitudes et sur le coup, j’ai eu un peu de mal à m’y faire. J’ai passé un long moment à farmer le jeu (et les sanctuaires surtout) pour pouvoir avancer la quête principale et moi qui n’apprécie pas farmer, je me suis dit que je n’allais pas y jouer longtemps si c’était comme ça. Mais c’était avant de retenter ma chance et de prendre le jeu en main correctement ! À présent que je m’en sors mieux en termes de combat et d’équipement, je dois dire que je ne suis pas déçue. Il y a beaucoup de choses à découvrir, des heures d’explorations qui m’attendent, de nombreuses énigmes et des quêtes secondaires à résoudre. Ma seule véritable déception concerne la musique. Je trouve qu’on est loin de l’époque d’Ocarina of Time où chaque endroit était vraiment très reconnaissable à sa musique (qui n’a jamais chanté la chanson de Saria en se promenant dans les Bois Perdus ?). Si les musiques restent de belles compositions dans Breath of the Wild, je ne les trouve simplement pas aussi épiques que dans les anciens opus. Et de toute façon, où est passé notre bon vieux thème d’Hryule, hein ?

Je termine cet article en parlant de la chronologie de la saga. Comme vous le savez, il existe une chronologie des opus. J’ai découvert que des indices étaient parsemés sur la carte et on peut dire que le jeu se déroule bien longtemps après Ocarina of Time. La chronologie se séparant en trois après cet opus, les avis divergent sur sa place parmi ces trois chemins.

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